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Formation de nos chefs d’équipes aux risques électriques

  • domodev1
  • 22 mai
  • 4 min de lecture


Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur (ITE) présentent de nombreux avantages en matière de performance énergétique, mais ils exposent également les artisans à des risques spécifiques, notamment d’origine électrique. Souvent sous-estimés, ces dangers peuvent pourtant entraîner des accidents graves, voire mortels, s’ils ne sont pas correctement anticipés.


Quelles sont les principales sources de dangers pour nos équipes ? 

 

Une proximité fréquente avec les réseaux électriques

 




Lors de la mise en œuvre d’une ITE, les intervenants travaillent directement sur les façades, parfois à proximité immédiate de lignes électriques aériennes, de branchements individuels ou de coffrets de distribution. Cette configuration augmente le risque de contact accidentel avec des conducteurs sous tension, en particulier lors de l’utilisation d’échafaudages métalliques ou d’outils longs et conducteurs.

 

Les lignes basse tension (230/400 V) sont les plus fréquemment rencontrées, mais la présence de lignes moyenne tension à proximité de certains bâtiments représente un danger encore plus élevé, souvent sous-évalué par les équipes sur chantier.

 

Les dangers liés aux équipements et outils

 

Les artisans utilisent des outils électriques portatifs (perforateurs, visseuses, scies électriques) qui, s’ils sont défectueux ou mal entretenus, peuvent devenir une source d’électrocution. Les rallonges, multiprises et coffrets de chantier exposés aux intempéries augmentent également le risque, notamment en cas d’humidité ou de mauvaise isolation.

 

Par ailleurs, l’ajout d’isolants et de structures de fixation peut nécessiter des percements dans les murs, avec un risque de toucher des gaines électriques encastrées non repérées.

 


L’environnement extérieur : un facteur aggravant


Les conditions climatiques jouent un rôle important. La pluie, le vent ou une forte humidité augmentent la conductivité des matériaux et des surfaces, réduisant ainsi la résistance du corps humain au passage du courant. Le travail en hauteur, combiné à un risque électrique, peut entraîner des chutes en cas de réaction involontaire à une décharge.


 


Quelles sont les bonnes pratiques à respecter pour prévenir ces risques ? 

 

Pour limiter les risques électriques, plusieurs mesures doivent être systématiquement mises en œuvre :

 

Avant le démarrage du chantier : 


  • Repérage préalable : identifier les réseaux électriques existants avant le démarrage du chantier (plans, DICT, inspection visuelle).

  • Consignation ou mise hors tension : lorsque cela est possible, demander la coupure temporaire de l’alimentation électrique à proximité de la zone de travail.

  • Formation des équipes : sensibiliser les artisans aux risques électriques et aux gestes de premiers secours en cas d’accident.


Durant la réalisation du chantier : 


  • Respect des distances de sécurité : maintenir une distance minimale avec les lignes aériennes, adaptée à leur tension. Un échafaudage métallique ne peut être à moins de 3 m de l’arrivée électrique de la maison sans mise en sécurité préalable par les services d’ENEDIS.

  • Utilisation de matériel conforme : privilégier des outils certifiés, régulièrement vérifiés, et adaptés aux conditions extérieures (indice de protection IP).

  • Protection individuelle : porter des équipements de protection adaptés (gants isolants, chaussures de sécurité, casque).



Une vigilance indispensable

 

Les travaux d’ITE nécessitent une approche globale de la sécurité, intégrant pleinement le risque électrique. Trop souvent relégué au second plan, celui-ci doit être considéré dès la phase de préparation du chantier. Une meilleure anticipation et une formation adaptée permettent non seulement de protéger les travailleurs, mais aussi d’assurer la qualité et la continuité des travaux.

 

En définitive, la sécurité électrique ne repose pas uniquement sur des équipements, mais sur une culture de prévention partagée par l’ensemble des intervenants.

 

Selon la configuration du chantier et la proximité des réseaux électriques aériens, une DICT (Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux) peut être nécessaire auprès d’ENEDIS, gestionnaire du réseau de distribution d’électricité.

Dans le cadre de nos chantiers d’isolation thermique par l’extérieur, cette démarche est notamment réalisée lorsque l’échafaudage doit être installé à moins de 3 mètres d’une arrivée électrique aérienne basse tension.

Dans les situations concernées, les travaux ne peuvent débuter qu’après réception de la validation écrite d’ENEDIS, même si cela peut entraîner un délai supplémentaire dans le planning du chantier. 

 Afin de simplifier les démarches liées au chantier, Domodev peut prendre en charge la réalisation de la DICT auprès d’ENEDIS lorsque la situation l’exige.

Cette intervention administrative est proposée en prestation complémentaire. 


Les travaux ne peuvent démarrer qu’après la réception de leur accord écrit, même lorsque cela entraîne un délai supplémentaire dans le planning du chantier. 

Cette procédure permet à ENEDIS de venir vérifier l’installation existante et de s’assurer que les travaux peuvent être réalisés en toute sécurité. Selon les situations, ENEDIS peut :

  • autoriser l’intervention, en engageant sa responsabilité en cas de problème

  • ou demander une mise en sécurité ou une mise en conformité préalable si ils ont identifié un danger

Les éventuels coûts d'intervention d'ENEDIS pour mise en sécurité seront à la charge du propriétaire.. 


Chez DOMODEV, la sécurité ne se limite pas à une obligation réglementaire : elle fait partie intégrante de notre manière de travailler. La formation de nos chefs d’équipes aux risques électriques, la préparation rigoureuse des chantiers et le respect des procédures permettent d’intervenir dans les meilleures conditions, aussi bien pour nos équipes que pour nos clients.

Cette vigilance quotidienne contribue à garantir des chantiers plus sûrs, plus sereins et réalisés dans le respect des bonnes pratiques du métier.


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